Autonomie en moins ? Les enfants trinquent !
La Ville de Saint-Nazaire avait engagé avec ses partenaires un plan de développement des activités enfance et jeunesse, sur la base notamment de contrats avec la Caisse d'Allocations familiales (CAF) de Loire-Atlantique.
L'État central cher à M. BATTEUX a enjoint à la Caisse nationale d'Allocations familiales de revoir à la baisse les règles de financement de ce type de contrats. Les contrats de Saint-Nazaire ont du être alignés. Certaines actions innovantes de prévention (hors structures traditionnelles) ne sont plus financées. Les coûts plafond des actions retenues ont été drastiquement réduits, et leur taux de financement, qui était de 67,2 % chute à 55 %. Les modifications ayant été notifiées tardivement, les prestations reçues par la Ville pour les programmes 2006 ne dépassent pas 1 089 338 €, contre 1 412 574 € attendus.
Le désengagement de la CAF s'accentuera pendant 16 ans, au rythme d'une dégressivité annuelle des financements fixée à 4,46 % !
Une politique contractuelle locale tournée vers l'innovation et la qualité en faveur des enfants et des jeunes se trouve ainsi brutalement remise en cause par les décisions d'un gouvernement qui privilégie ses propres objectifs, qui sont ici d'ordre purement financier.
Merci la centralisation !