Au bout de l'allée, c'est la France...
"Ici, c'est la Bretagne. Au bout de l'allée, c'est la France." a coutume de confier Robert de Goulaine aux visiteurs de son château. Le blason de la famille est depuis le XIIème siècle aux couleurs des rois de France (lys) et d'Angleterre (lions), en reconnaissance d'une médiation réussie entre les deux royaumes, exercée au nom de la Bretagne neutre. Le nom du marquis renvoie à 158 000 références dans le moteur de recherches Google !
Il faut dire que Robert de Goulaine - entre autres nombreuses activités - produit des vins bretons parmi les meilleurs, écrit depuis 1992 des romans qui rencontrent un grand succès, et collectionne, pour les montrer, des papillons vivants, dont il va chercher les larves aux quatre coins du monde !
C'est beaucoup, et Robert se fait aussi entendre et apprécier des médias. Il était ainsi le 21 décembre sur France Culture l'un des invités des "Travaux publics" consacrés à Julien Gracq, au cours de laquelle l'animateur se laissa aller, en aussi bonne compagnie, à reprocher à la revue "régionale" 303 (44+49+...) de peu aborder "la matière de Bretagne" dans son numéro sur Gracq, alors qu'elle est si présente dans l'oeuvre de ce dernier. Du nectar d'ironie !
Alors, si vous avez une journée à passer aux environs de Nantes, visitez donc le château de Goulaine, ses collections et les environs. Commencez par le site... Vous y trouverez les références à tout le reste. Surveillez les émissions de Jean Lebrun (17h30 du lundi au vendredi) : c'est de la vraie culture. Et pour équilibrer la publicité faite au Marquis, allez voir le cahier de doléances rédigé en avril 1789 par les habitants de Haute-Goulaine. Ce n'est pas mal d'un bout à l'autre, et nous dédions leur première demande (2ème alinéa) aux ligéromanes historicides.
[Calme-toi, Jacques, calme-toi, j'ai déjà envoyé un rapport aux brigades anti-communautaristes].