Le Fresne-sur-Loire, de Nominoë à la réunification...
Le Fresne-sur-Loire née en 1903 du quartier des bateliers de la rue du Fresne, à Montrelais. Mais l'ancienneté bretonne des deux communes remonte au moins à Nominoë, roi de Bretagne, dont l'accord avec le roi des Francs Charles le Chauve se concrétisa par la pose d'une borne frontière en 845, dite "Pierre de Bretagne" ou "Pierre d'Ingrandes" entre les communes actuelles du Fresne (44) et d'Ingrandes (49), extrémités respectives des deux royaumes sur la Loire.
La pierre fut remise à un carrier en 1792, et doit se retrouver dans une ou plusieurs des constructions d'aujourd'hui.
Le Fresne est plus proche d'Angers (30 kms) que de Nantes (55), mais sa bretonnité se porte toujours bien, merci.
Le gwenn ha du flotte en effet tout naturellement sur le fronton de la mairie de ce bourg de près de 1 000 habitants. Et la page municipale d'accueil, sur le site de la communauté de communes du pays d'Ancenis, n'est pas moins claire. Voir notamment la rubrique "Un peu d'histoire".
Un président de "conseil régional", qui se plaint de "charcutage" quand on évoque la réunification de la Bretagne, devrait bien constater que la commune fêtera dans 37 ans ses douzer siècles au moins de bretonnité. Et la réunification sera passée par là.
Photo : Cl. Le Guellaff / Bretagne réunie.