Vins de Loire-Atlantique, vins bretons ? Le "oui" annoncé du tribunal de Nantes.
Prudent, Philippe Chéneau préfère attendre la notification écrite de la décision mais, le 20 décembre, le Parquet a proposé l'abandon des poursuites engagées à son encontre devant le tribunal correctionnel de Nantes pour utilisation illégale de la qualification de "vin breton" sur la contre-étiquette (photo ci-contre) d'un vin qui porte également la mention "Breizh gwin gwenn".
Il faut dire que la mention "Vin de pays du jardin de la France, Marches de Bretagne", conforme à la réglementation actuellement en vigueur, est bien portée sur l'étiquette principale (de l'autre côté de la bouteille), et que le viticulteur a reconnu sans difficulté des infractions mineures d'étiquetage relevées sur un autre de ses vins par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - Ouf !).
La sagesse semble donc l'avoir emporté, et sans doute aussi la mobilisation populaire qui est allé croissant au cours des dernières semaines, et à laquelle l'UDB a naturellement participé (voir également le communiqué de Bretagne réunie).
Partageons néanmoins la prudence de Philippe Chéneau et attendons comme lui de disposer du texte de la décision pour l'analyser exactement...et l'arroser. Ce que chacun pourra faire selon son goût avec un muscadet de Sèvre & Maine, un "Mouss'Cadet" (vin mousseux) ou naturellement un "Breizh gwin gwenn" (vin de pays). On trouvera leur description et un bon de commande sur le site des frères Chéneau.
[Dis-donc, Jacques, tu sais pas ? Je sens qu'on va encore arroser ça à l'eau de Vichy...]