PS : comment transformer un boulevard en ornière ?

Publié le par UDB44

Quasi-suppressions hypocrites de l'Impôt sur la fortune et des droits de succession, bouclier fiscal, démantèlement des 35 h, renflouement des banques spéculatrices, atteintes programmées à la timide régionalisation Defferre, médias offerts à la finance, etc  : les amis de M. Sarkozy ne savent quoi offrir au parti socialiste pour lui permettre de dénoncer leur politique et de préparer la relève. Les électeurs en rajoutent une couche en confiant la majeure partie du pouvoir régional et départemental à ce même PS. Le pouvoir est à ramasser.

 

Hélas ! Le seul ring visible est celui où s'affrontent les prétendants à la direction du dit parti. Pendant que Sarkozy détricote le tissu social, le PS se déchire à coups de sabre. Le bruit des ambitions couvre la plainte des citoyens.

 

Le PS ne paie-t-il pas, entre autres, son choix séculaire en faveur de la centralisation étatique pour atteindre et conserver le pouvoir ? L'État centralisé est l'instrument historique de la droite, qui fusionne autour de lui tous ses intérêts : pouvoir d'Etat, pouvoir financier, pouvoir des médias, pouvoir culturel, pouvoir de mise au format des hauts fonctionnaires, etc... En y calant son organisation pour faire émerger ses dirigeants, former ses cadres, constituer ses écuries, le PS ne se condamne-t-il pas à n'accéder au pouvoir que pour de brèves périodes, et pour une  politique autre que celle qu'on attend de lui, mise en oeuvre avec les alliés qu'il trouve dans la pépinière ?

 

Le peuple est tout en bas, résigné, prêt à voter de nouveau "utile" si on le lui demande. Et la relève des septuagénaires collectionneurs de mandats se prépare fébrilement au sein des élites présélectionnées, où l'on compare, exemples en mains, l'intérêt des différentes filières...

 

Au-delà d'une facile ironie, qui s'en réjouit ?

 

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Publié dans Société

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