Saint-Nazaire : peines perdues...
Il y a des jours sinistres pour les imposteurs.
Le 23 novembre, à Saint-Nazaire, le soleil s'était levé sur les couleurs vives des panneaux publicitaires de l'UDB prônant la réunification de la Bretagne.
En page Loire-Atlantique, le journal OUEST-France consacrait un très bon article au nouveau livre de l'historien Jean-Jacques Monnier*, qui met en lumière l'itinéraire de 300 militants bretons dans la Résistance, et en déroute le mythe d'un mouvement breton massivement collaborationniste.
Enfin, l'après-midi, le Tribunal correctionnel du célèbre port breton infligeait aux trois "inculpés de La Baule" (voir article ci-dessous) une simple peine de principe, assortissant du sursis leur condamnation à 500 € d'amende, après avoir entendu les témoignages sur le fond de Naïg Le Gars, Emile Granville et Jean Ollivro, et jugé infondé le grief de dégradation de biens publics. Le procureur avait requis une amende ferme ou 120 à 150 heures de travaux d'intérêt général, feignant de prendre un acte politique symbolique pour un banal acte de vandalisme.
Bon, il reste quand même pas mal de choses à obtenir, mais des journées comme ça, ça fait tout de même du bien ! N'est-ce pas, Jacques ?
*Résistance et conscience bretonne 1940-1945. L'hermine contre la croix gammée (éd. Yoran Embanner, 416 p, 20 €).