Saint-Nazaire rend hommage à Jacques de Bollardière
Le 28 septembre à 11 h, une rue Jacques Pâris de Bollardière - qui aurait 100 ans cette année1 - sera inaugurée à Saint-Nazaire (section de Saint-Marc), par le Maire Joël Batteux et Simone de Bollardière, épouse de Jacques, bien connue elle aussi en Bretagne pour ses nombreux engagements non violents, y compris comme lui en faveur du peuple breton2.
Condamné à mort par Vichy, actif et brillant participant à la Résistance intérieure et extérieure, le général Jacques de Bollardière fut l'un des rares officiers français à reconnaître et à dénoncer publiquement l'usage de la torture en Algérie, au moment où cela demandait le plus de courage : au moment des faits. Et, logique avec sa conscience d'homme, Jacques de Bollardière demanda à être relevé de son commandement. Après le "putsch des généraux", en 1961, il démissionna de l'armée.
De tels hommes sont trop rares pour ne pas être honorés. L'Union démocratique bretonne salue donc cette heureuse initiative de la municipalité nazairienne, et invite ses adhérents et sympathisants à participer à cet hommage (inauguration de la rue à 11 h, projection-débat à 20 h à l'Agora, 2, rue Albert de Mun). Voir le tract diffusé par le collectif dont fait partie l'UDB.
1 Mort en 1986 dans sa maison de Guidel, Jacques Pâris de Bollardière était né à Châteaubriant en 1907.
2 Adhérent du Bleun Brug, le général a participé activement à de nombreuses manifestations et notamment soutenu les écoles Diwan. Sa réflexion sur les risques de violence en Bretagne était lucide et grave : "Entre l'affaire d'Algérie et le problème breton, il n'y a que des différences de degrés. Quand on y regarde bien, on voit clairement que c'est la même chose. J'espère seulement que le problème sera résolu sans qu'il y ait recours à la violence". Dans un livre à paraître, Jean-Jacques Monnier reviendra plus complètement sur les engagements et réflexions du général.